Presse

Alternative Télécom et la FIRIP défendent le FttE ouvert

vendredi 19 mai 2017

La fronde s’amplifie encore contre Orange sur le marché entreprises. C’est à nouveau le lobby Alternative Télécom et la FIRIP (Fédération des Industriels des Réseaux d’Initiative Publique) qui réagissent à la récente consultation de l’ARCEP.

Une nouvelle fois, Alternative Télécom et la FIRIP mettent la pression sur le gouvernement et les instances publiques sur le sujet du monopole d’Orange sur la fibre pour les entreprises. C’est un appel qui est adressé à l’ARCEP. Ceci afin d’élaborer  et appliquer au plus vite des mesures pour imposer à Orange une obligation de proposer une offre de gros activée sur l’accès sur la fibre optique mutualisée pour les pros.

Cette nouvelle intervention d’Alternative Télécom fait suite à l’avis publié par l’Autorité de la Concurrence sur la Consultation de l’ARCEP relative au marchés de gros du haut débit, du très haut débit et des services de capacités.

Le marché des entreprises pris en otage ?

Alternative Télécom, comme la plupart des acteurs et intervenants sur le secteur de la fibre optique destinée aux professionnels, regrette l’absence totale d’offre de gros activée proposée par Orange sur la fibre optique mutualisée.

Ceci est en train de conduire à nouveau à une situation de monopole de la part de l’opérateur historique. Selon les griefs d’Alternative Télécom, Orange profite de sa position dominante.

Pourtant, ce lobby des télécoms représente plus de 2000 emplois en France. Ce groupement représentait un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros en 2016.

On retrouve au sein de ce lobby : Adista, Afone, Alphalink, Coriolis Télécom, Euro-Information Télécom, La Poste, Nerim, Paritel, Prixtel, SCT Télécom, Transatel

Audition de l’ARCEP sur le marché Entreprises

Comme le souligne aussi la FIRIP (Fédération des Industriels des Réseaux d’Initiative Publique), depuis quelques jours, tous les acteurs concernés ont été auditionnés par l’ARCEP. La FIRIP se réjouit aussi de la mobilisation de l’Autorité sur le sujet d’une situation de distorsion concurrentielle sur ce marché FttE.

De même, FIRIP demande également à l’ARCEP d’imposer sans délai une offre de gros activée. Selon la FIRIP, à défaut d’une action immédiate, c’est l’ensemble de cette filière qui serait condamné. Il serait question de 5 000 emplois directs menacés, et indirectement de 30 000 à 40 000 emplois en danger.

Etienne Dugas, Président de la FIRIP déclare : « Le statu quo signifierait laisser volontairement les entreprises, vecteurs de l’économie, entre les mains d’un duopole déjà constitué, alors que l’ARCEP semble peu armée pour réguler ce type de structure de marché, avec pour répercutions un choix réduit pour la clientèle entreprise, des prix plus hauts et une qualité de service moindre ».

LaRédac, www.degroupnews.com