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Philippe Dechouppes : « Je suis un facilitateur de projets »

vendredi 15 janvier 2016

Le 4 août 2014, pour la première fois, la mairie accueillait un directeur de cabinet. Une fonction de l’ombre souvent méconnue des administrés. Dix-huit mois après sa prise de poste, Philippe Dechouppes nous éclaire sur son rôle aux côtés des élus.

Le poste de directeur de cabinet est une nouveauté de la mandature Brard. Pourquoi ce choix ?
Philippe Dechouppes. À son arrivée à l’hôtel de ville, Jean-Michel Brard, a réorganisé la direction de la ville. Ce remaniement s’explique par trois départs en retraite au sein du staff. De quatre directions, la municipalité est passée à trois, avec la création, en effet, d’un poste de directeur de cabinet. Pour éclairer d’emblée ma mission, mon rôle est d’apporter mon expertise au maire et aux élus, d’être force de propositions sur une multitude de sujets.

De façon très concrète, à quoi ressemble votre quotidien ?
Mon cheval de bataille est le développement économique de la ville. Au quotidien, j’accompagne des entreprises déjà ancrées sur le territoire. ll s’agit également pour moi d’aider les créateurs d’entreprise et d’attirer de nouvelles activités sur la cite balnéaire de manière structurante. En d’autres termes nous parlons de marketing territorial. Mon expérience de conseil en création d’entreprises est un atout pour mener à bien cette mission. Mais elle ne peut suffire. Attirer l’activité économique sur le territoire passe également par une offre culturelle séduisante, une politique éducative, d’accueil sur le territoire, etc. D’où cette transversale nécessaire avec tous les services de la ville.

En matière économique, quels sont justement les projets structurants à venir ?
La zone du Val Saint-Martin connaît déjà la présence d’Alphalink, groupe spécialiste en télécommunication. Alors que l’activité numérique a transformé le monde et nos habitudes, un des projets de la ville serait de créer un vrai pôle numérique sur cette zone. La construction d’un cinema sur la zone du Chaudron est un de nos autres projets. ll répond à des besoins non satisfaits. La saturation de l’outil de production du cinema Saint-Gilles devenait en outre un frein économique pour l’association. Une réflexion sur la création d’un pôle santé à la Chaussée est également en cours.

Quid des commerces de proximité : la municipalité a-telle des projets pour le centre-ville ?
Une vraie stratégie pour les commerces de proximité doit être mise en place. Pour ce faire, un groupe de travail sera lancé courant janvier, réunissant justement les commerçants. Pour étayer notre réflexion, nous serons accompagnés de la CCI Nantes/Saint-Nazaire. Elle sera en mesure de nous faire part de son retour d’expérience des initiatives prospères vécues sur des communes voisines que Pornic pourrait dupliquer. Oui, je crois en l’intelligence collective. Sur ce sujet du centre-ville, un grand travail sera également à réaliser sur le stationnement et la mobilité. Pour faire en sorte que les flux sur le vieux port arrivent dans les hauts de Pornic.

Philippe Dechouppes, directeur de cabinet du maire de Pornic :
« Mon cheval de bataille est le développement économique de la ville. »